Pessah (pour les Juifs) ou Les Pâques (pour les chrétiens).

Il est important de pouvoir relater ce moment de l’histoire juive ou chrétienne en y apportant quelques informations inédites pouvant créer du lien entre la manifestation de ces deux expressions de fête.

Comme on le sait, Pessah conjugue à la fois le symbole et la réalité d’un moment historique dans l’histoire des Hébreux, celle de la sortie d’Egypte, que tous les Juifs du monde s’apprêtent à fêter dans une sacro-sainte convocation, laquelle se traduit de bien des manières : l’obligation d’un nettoyage intégral du lieu d’habitation, celle de réunir toute la famille pour évoquer la Hagada (histoire) de cette nuit marquée du sceau divin de libération, et celle encore de respecter un certain nombre de rites alimentaires liés à la tradition instaurée ultérieurement par les rabbanim afin de perpétuer désormais le symbole de cet évènement unique dans l’histoire juive.

Nul ne l’ignore, l’élément déclencheur, initial, de cette sortie d’Egypte s’est traduit dans chaque famille par le sacrifice d’un agneau, représentatif du dieu égyptien.

Sur ordonnance divine, le sang de ces agneaux a marqué les linteaux de chaque porte de maison des Hébreux, en signe de protection pour éviter que l’ange de la mort, devant frapper tous les Egyptiens, ne sévisse aussi sur eux. Le versement du Sang, exigé par Hachem, est donc est un signe intangible de protection absolue et devient en même temps un signe de libération. Cet acte ne va pas cesser de prendre une place prépondérante, voire centrale, dans le processus de la délivrance. Nous allons en
reparler.


Mais, d’ores et déjà, il est important de se souvenir des innombrables sacrifices d’animaux lors de l’existence des temples, exigés là encore par Hachem, au travers d’offrandes spécifiques effectuées dans des conditions précises pour répondre à l’expiation, la réparation de chaque nature de péché.


Autrement dit, dès le départ du processus de libération, il est établi par Hachem que sans effusion de sang, il n’y a pas d’expiation des péchés.

Il n’y a plus de temple, mais chaque année la perpétuation de cette remémoration ancre un tournant décisif dans le cheminement personnel de chaque Juif des temps modernes, celui de l’espérance d’un nouveau départ, d’une nouvelle libération personnelle dont la projection trouve sa source dans la réalité vécue par les ancêtres il y a plus de 1200 ans (une date plus précise est laissée à l’appréciation de chacun, les historiens n’étant pas unanimes quant à l’exactitude de celle-ci).

C’est dire que le symbole porté par le souvenir fait perdurer la réalité par le truchement de la kavana (volonté) venant supprimer l’éloignement espace-temps.

Cette libération physique des Hébreux sera suivie par le don de la Torah à Shavouot, qui est l’aboutissement de l’amorce de la délivrance, spirituelle cette fois.

Les Pâques chrétiennes, quant à elles, ont conclu à la mort de Yeshoua HaMachia’h Ben Joseph comme l’acte ultime et définitif de la délivrance par le sang qu’il a versé à ce moment aussi unique de l’histoire des hommes, en élargissant la dimension de délivrance non plus seulement à celle du peuple juif mais à l’humanité tout entière.

Mais quel parallèle intéressant peut-on faire entre le sang de l’agneau versé au moment de la sortie d’Egypte, puis au temps des sacrifices aux temples, et celui du sang versé de Yeshoua?



Soulignons, au préalable, que les Juifs n’ont jamais été responsables de sa mort, mais les romains. D’ailleurs, si on en doutait, il suffit de se dire que le supplice juif était la lapidation alors que Yeshoua est mort par un supplice romain.


Le parallèle à établir est très significatif à établir au niveau de la synchronisation dans la pensée divine parce qu’il accuse un timing parfait entre ces deux types de sacrifice …

En effet, Yeshoua a été arrêté à l’aube du mercredi de cette année-là, après avoir pris un dernier repas avec ses apôtres le mardi soir. Après un procès bâclé, Il a été mis en croix vers midi et est mort à 15 h, EXACTEMENT dans le MÊME TEMPS où on sacrifiait les agneaux pour le repas de Pessah qui devait avoir lieu le soir…

La réalité de son sang versé est donc venue s’emboiter à celle des agneaux sacrifiés depuis le temps de la sortie d’Egypte. Mais, cette fois-là, le symbole contenu dans la réalité du sacrifice des agneaux fut alors dépassé et sublimé par une réalité plus haute : celle de la mort de Yeshoua. Ce qui a rendu, de fait, celle-ci d’une efficacité redoutable par la mise en exergue de l’intention divine en termes de protection.

Il est très difficile pour le peuple juif croyant d’admettre que la mort de Yeshoua puisse avoir une quelconque signification de délivrance, vécue au contraire par eux comme une malédiction divine eu égard à la mort ignominieuse subie par l’un des leurs, selon le texte du Deutéronome 21 : 23.

En effet, le lien pouvant s’établir entre la mort de Yeshoua et celle des agneaux est loin d’être facile à établir à première vue car en admettre seulement l’idée conduit à penser que le sacrifice de ces derniers n’aura jamais été qu’un signe préfiguratif permettant d’ aboutir, en toute logique, à la prise en compte de la mort de Yeshoua comme signe de délivrance.


Et pourtant, en y réfléchissant bien, sachant que le mot « hasard » n’existe pas dans le vocabulaire divin, il est difficile d’éluder la question posée par l’harmonisation parfaite existante entre le moment du sacrifice de Yeshoua et celui des agneaux …

Cher lecteur, j’attends vos suggestions pour répondre à ces questions sont les bienvenues !AUTEUR : Elie Venat

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