Questions urgentes

Le vieux rêve panarabe de la « Grande Syrie » qui veut effacer Israël

La « Grand Syrie » VS le « Grand Israël »... On accuse toujours l'autre de ce que l'on veut soi-même faire !

De nombreuses personnes (propagandistes, podcasteurs et partisans anti-israéliens) lancent à la légère l’accusation de « Grand Israël » pour prétendre qu’Israël veut conquérir toute la région. C’est un mensonge ridicule qui est répété sans fin.

La vérité est l’inverse. Ce sont les dirigeants et les mouvements arabes qui ont ouvertement poussé pour une « Grande Syrie », ou un vaste empire panarabe, depuis plus d’un siècle. C’est exactement ce qu’a toujours été le nationalisme panarabe.

« Grande Syrie » (ou « Bilad al-Sham ») désignait historiquement un grand État arabe s’étendant de la Syrie actuelle à travers le Liban, la Jordanie, Israël, et parfois des parties de l’Irak et de l’Arabie saoudite, et même le sud de la Turquie, avec Damas comme centre.

Les nationalistes panarabes rêvaient d’unir tous les Arabes sous une même bannière, en effaçant les frontières coloniales tracées après la Première Guerre mondiale. Israël n’était jamais considéré comme une nation séparée dans cette vision, mais plutôt comme une simple province méridionale de la Grande Syrie.


Même le drapeau de la Grande Syrie nous rappelle un autre symbole tristement célèbre… les nazis.

Ce n’était pas un discours marginal. C’était la pensée politique arabe dominante pendant des décennies.

La révolte arabe contre les Ottomans, le bref royaume arabe de Syrie sous le roi Faysal en 1918-1920, et plus tard la Ligue arabe portaient tous des accents forts panarabes et de Grande Syrie.


De nombreux dirigeants arabes ont explicitement rejeté l’idée d’un petit État palestinien séparé parce qu’il ne s’inscrivait pas dans leur vision grandiose de l’unité arabe.

Un exemple clair est Haj Amin al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem dans les années 1920.

Il ne s’est pas battu pour un État palestinien indépendant. Il a poussé à réunifier la Palestine avec la Syrie et la Transjordanie en une grande entité arabe. Lors de réunions avec des responsables britanniques (y compris Winston Churchill), il a exigé que la Palestine soit réintégrée à la Grande Syrie.

Son objectif était toujours le nationalisme panarabe et la destruction du sionisme, non la construction d’une patrie palestinienne.

Ce schéma de rejet s’est prolongé pendant des décennies. Les États arabes et les dirigeants ont à plusieurs reprises choisi « aucun État juif du tout » plutôt que tout compromis qui aurait permis de créer un État palestinien aux côtés d’Israël.

Le plan de partage de l’ONU de 1947, de multiples offres de paix et des négociations ultérieures ont été rejetés au profit de l’objectif idéologique plus vaste : éliminer la présence juive « étrangère » et restaurer le contrôle arabe sur l’ensemble de la région.

Et l’ironie est que les Juifs vivaient dans toute la région depuis plus de deux millénaires avant même que l’islam n’existe, et avant que les Arabes ne quittent la péninsule arabique.

Pendant ce temps, la revendication du « Grand Israël » est presque toujours une distorsion.

Israël a maintes fois montré sa volonté d’échanger des territoires contre la paix (le Sinaï pour l’Égypte, le désengagement de Gaza, des offres dans la Bande de Gaza). Ses frontières se sont réduites dans le cadre de véritables accords de paix.


Des voix marginales existent de tous les côtés, mais elles ne représentent pas la politique israélienne de la même manière que les ambitions du « Grand Syrie » panarabe ont façonné les positions arabes officielles pendant des générations.


Cette histoire compte aujourd’hui plus que jamais. Le refus persistant d’accepter un État juif, enraciné dans cette ancienne vision pane arabe, est une raison majeure pour laquelle le conflit se poursuit.

Promouvoir une « solution à deux États » tout en ignorant ce contexte idéologique semble souvent déconnecté de la réalité sur le terrain.

L’inversion narrative est importante. Cessez de prétendre que le seul rêve expansionniste dans la région appartient à Israël. Les archives historiques montrent le contraire.

La Grande Syrie et l’unité panarabe étaient des objectifs ouvertement déclarés bien avant l’existence de l’Israël moderne.

Comprendre ce contexte change la façon dont vous voyez le conflit.


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