Jerry Lewis comique aux multiples facettes et philanthrope a percé à l’âge de 15 ans et n’a jamais cessé d’améliorer son jeu

Lewis, né Joseph Levitch à Newark dans le New Jersey, a grandi dans une famille du show-business. Son père, Daniel Levitch, travaillait dans le vaudeville et sa mère, Rae, était pianiste pour la station de radio WOR, qui existe encore de nos jours.

Comme le veut la légende, il est monté pour la toute première fois sur une scène à l’âge de cinq ans, entonnant la chanson « Brother, Can You Spare a Dime? » et a accidentellement fait tomber une rampe lumineuse. Sa réaction de surprise a fait rire le public et ouvert la voie à une carrière de comique exceptionnelle.

Cependant, il est élevé par sa grand-mère et souffre de l’absence de ses parents, continuellement en tournée. À 15 ans, il crée un numéro de pantomime dans lequel il parodie des artistes à la mode, ce qui lui vaut un succès réel mais modeste.

Jerry Lewis se fait connaître en formant le duo comique Martin and Lewis avec le chanteur Dean Martin.

Ils se démarquent de la majorité des comiques des années 1940 en jouant surtout sur l’interaction entre deux comiques, plutôt que de réciter des sketches planifiés. À la fin des années 1940, ils sont nationalement connus, d’abord pour leurs représentations dans les boîtes de nuit, puis en tant que vedettes de cinéma. Ils embrayent sur la production de films pour la télévision et se séparent en 1956.


Jerry Lewis, alors en solo, joue dans le film Le Délinquant involontaire (The Delicate Delinquent) en 1957. Il est ensuite tête d’affiche de cinq autres films, avant d’écrire, jouer, produire et réaliser lui-même Le Dingue du palace (The Bellboy) en 1960.

Il réalise plusieurs autres films, dont Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man) 1961, Le Zinzin d’Hollywood (The Errand Boy) 1961 et le fameux Docteur Jerry et Mister Love (The Nutty Professor) 1963.

La popularité de Jerry Lewis décline aux États-Unis à partir de la fin des années 1960 mais il conserve une partie de sa renommée à l’étranger, essentiellement en Europe.

En mars 1965, à la suite d’une cascade ratée dans un gag où il tomba sur le dos sur un câble métallique, il se blesse deux vertèbres. Il reste paralysé pendant une journée (27 heures exactement). Pour contenir la douleur chronique, il prend des antalgiques pendant des dizaines d’années. Il pense, un moment, au suicide, puis il découvre en 2002 la neurostimulation. Il vivait alors avec des électrodes implantées dans la colonne vertébrale et un dispositif type pacemaker placé dans l’abdomen.

En 1966, il organise le Labor Day Telethon For The Muscular Dystrophy Association, œuvre de charité à laquelle il était déjà publiquement associé depuis dix ans.


Il ouvre une chaîne de 2 400 salles de cinéma mais ses affaires, autrefois florissantes, fluctuent.

En 1972, il joue et réalise The Day the Clown Cried, une comédie dont l’action se déroule dans un camp de concentration nazi. À cause d’un imbroglio juridique, le film ne sort pas en salles et partage les quelques personnes à l’avoir visionné. Cet échec le terrasse.

Après huit ans d’absence cinématographique, Jerry Lewis revient au début des années 1980 dans Au boulot… Jerry ! (Hardly Working), qu’il joue et réalise. Il enchaîne, en 1983, avec un rôle à contre-emploi dans La Valse des pantins (The King of Comedy) de Martin Scorsese, qui est applaudi par la critique.

En 1984, il joue dans deux nanars français, Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir et Retenez-moi… ou je fais un malheur !, à la condition qu’ils ne soient pas diffusés aux États-Unis.

Le 6 décembre 1987, il présente le 1er Téléthon en France, diffusé sur Antenne 2.

En janvier 1993, on le retrouve dans le long-métrage d’Emir Kusturica Arizona Dream, aux côtés de Johnny Depp, Faye Dunaway et Vincent Gallo.

En 2006, il interprète le rôle-titre d’un épisode de la série télévisée américaine New York, unité spéciale (Law & Order Special Victims Unit) (saison 8, épisode 4, « Uncle »).

En 2008, Jerry Lewis travaille avec Drake Bell dans le film d’animation The Nutty Professor. En mai 2011, Jerry Lewis annonce qu’il présentera son dernier Téléthon contre la dystrophie musculaire, l’acteur étant affaibli par d’importants problèmes de santé, notamment une fibrose pulmonaire.

En 2009, il reçoit un Oscar d’honneur.

L’avant-dernier film où Jerry Lewis apparaît en tant qu’acteur, Max Rose (sorti en 2013), est un drame écrit et réalisé par Daniel Noah, produit par Lawrence Inglee. Lewis y joue le rôle d’un vieil homme qui retrouve goût à la vie malgré la disparition de sa femme. Le film est sélectionné au festival de Cannes 2013.


Dans son dernier film, Le Casse (The Trust), tourné à l’âge de 90 ans, sorti en 2016, il joue le père vieillissant de Nicolas Cage.

Sa vie privée

« On n’est pas sérieux lorsqu’on a perpétuellement neuf ans« , remarque celui que ses parents, tous deux artistes de music hall, appelaient Monsieur Néon.

Ses parents l’appelait Monsieur Néon. Il était aussi qualifié de « Pitre au grand coeur ».

Au niveau politique, Jerry Lewis s’est toujours défendu de vouloir l’inclure ses films, même si les critiques français saluent sa critique du consumérisme et du mode de vie américain. Il a pourtant affirmé que les deux pires catastrophes des dernières décennies avaient été l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et l’élection de Richard Nixon.


 Jerry Lewis s’est marié deux fois.

Il a épousé en première noce : Patti Palmer (née Esther Calonico), une chanteuse du groupe The Ted Fio Rito Orchestra ; ils se marient le 3 octobre 1944 et divorcent en septembre 1980.  Ils ont eu six enfants : Gary Lewis (né le 30 juin 1945, il fait partie du groupe Gary Lewis and the Playboys), Ronald Lewis (adopté en juin 1950), Scott Lewis (né en février 1956), Christopher Lewis (né en octobre 1957), Anthony Lewis (né en octobre 1959), Joseph Lewis (né en janvier 1964, mort en 2009.

En seconde noce, il épouse : SanDee Pitnick, une actrice ; ils se marient le 13 février 1983. Ils ont eu un enfant, Danielle Sarah Lewis (adoptée4 en mars 1992).

En tout, il a sept petits-enfants et une arrière-petite-fille.

Au moment de sa mort, le 20 août 2017, Jerry Lewis était à la tête d’une fortune estimée à quelque 50 millions de Dollars.

Un magot dont il a intentionnellement privé les six enfants qu’il a eus avec sa première femme, Patti Palmer. Une clause de son testament indique: « J’ai intentionnellement exclu Gary, Ronald, Anthony, Christopher, Scott et Joseph ainsi que leurs descendants en tant que bénéficiaires de mon héritage. C’est mon intention qu’ils ne reçoivent aucun avantage. »


Jerry Lewis et Patti Palmer ont été mariés entre 1944 et 1980. Il avait 56 ans quand il a épousé, en 1983, Sandee Pitnick, une danseuse de 24 ans sa cadette. L’un des fils issus de son premier mariage, Joseph, est décédé d’une overdose en 2009.

Toute la fortune de l’acteur ira à Danielle Lewis, adoptée il y a 25 ans à la faveur de sa seconde union. Jerry Lewis était aussi le père d’une certaine Suzan que, bien que des tests ADN aient prouvé sa filiation, il a toujours refusé de reconnaître. Cette dernière mène désormais une existence de SDF à Philadelphie.

Avant sa mort, Joseph Lewis avait taxé son père d’« homme vicieux » l’ayant laissé « émotionnellement paralysé ».

En 1989, le National Enquirer accusait Jerry Lewis de battre ses enfants, ce qu’il a démenti. Lors du décès de Joseph, son frère Gary était également monté au créneau pour faire savoir: « Joe a eu des problèmes toute sa vie et j’accuse notre père de tout ça. Jerry Lewis est une personne méchante et diabolique. Il ne nous a jamais aimés ou pris soin de nous. Il a toujours été plus inquiet pour sa carrière et son image qu’intéressé par sa propre famille. »

Nul n’est parfait. Le clown triste était peut-être celui qui se cachait derrière le pitre au grand coeur. Certains parlent même d’un clown en colère !

Jean-Luc Godard disait de lui : « Jerry Lewis est le seul, à Hollywood, à ne pas tomber dans les catégories et normes établies. »


En effet Jerry Lewis n’a jamais voulu faire dans l’humour juif. Est-ce pour ces raisons qu’il devint une valeur comique tellement prisée de l’autre coté de l’Atlantique?

Et une chose est sûre, c’est que le petit juif de Newark au si grand talent, a vécu sa vie d’artiste dans l’incompréhension totale de ses compatriotes. 


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