Histoire de la Nation

La Déclaration Balfour incorporée au droit international en 1922

Le 22 juillet 1922 ...

La Société des Nations a unaniment approuvé le Mandat britannique pour la Palestine. Son préambule a incorporé la Déclaration Balfour au droit international et a exigé de la Grande-Bretagne qu’elle établisse un foyer national pour le peuple juif dans sa terre ancestrale.

Celebrations in Tel Aviv
JNF stamp series following the Balfour Declaration

Le Mandat a explicitement reconnu l’antique lien juif et les droits naturels des Juifs à reconstituer leur patrie. Il a obligé la Grande-Bretagne à faciliter l’immigration juive et l’établissement permanent sur la Terre, tout en protégeant les droits civils et religieux de tous les habitants. Les droits politiques dans ce petit territoire, cependant, ont été attribués exclusivement aux Juifs.

Cela est survenu juste après l’Accord Weizmann-Feisal de 1919 qui soutenait une immigration juive à grande échelle.

Pourtant, des extrémistes arabes, menés par le futur collaborateur nazi Amin al-Husseini, ont répondu par des vagues de violence organisée et massive : Nebi Musa (1920), Jaffa (1921), Hébron (1929), et la Révolte arabe (1936–39).

La réponse de la Grande-Bretagne ? L’apaisement. Le Livre blanc illégal de 1939 a claqué les portes à l’immigration juive exactement au moment où les Juifs en avaient le plus besoin.

Malgré la trahison et le massacre, le Mandat a jeté les bases juridiques et morales indestructibles pour l’État moderne d’Israël en 1948.


Les droits juifs en Terre d’Israël remontent à des millénaires et ont été unaniment réaffirmés par la communauté internationale il y a exactement 104 ans aujourd’hui.

La Déclaration Balfour, écrite le 2 novembre 1917 par le secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Arthur Balfour (1848-1930), annonce le soutien nouveau des Britanniques au mouvement sioniste. La Déclaration Balfour répond à des intérêts stratégiques pour le Royaume-Uni dans le cadre de la Première Guerre mondiale, et elle marque en même temps une étape fondamentale de l’histoire de la présence juive en Palestine avant la création de l’État d’Israël en 1948.

Par sa déclaration, Arthur Balfour donne le premier signe de soutien officiel d’une puissance européenne au projet politique et territorial poursuivi par l’Organisation sioniste depuis sa fondation en 1897. Le sionisme, un mouvement à la fois nationaliste, politique et culturel, s’est constitué à la fin du xixe siècle avec l’objectif de donner au peuple juif un territoire souverain.


Dès sa publication, la Déclaration Balfour est très mal reçue dans le monde arabe, tandis que, pour les sionistes, elle constitue une victoire décisive.

Lors de la conférence de la paix de Paris, débutée en 1919, les intérêts des Arabes sont représentés par l’émir Fayçal, fils du chérif Hussein de la Mecque, et ceux des sionistes par Chaïm Weizmann.

La conférence interalliée de San Remo, en avril 1920, reconnaît la naissance des mandats sur les anciennes provinces arabes de l’Empire ottoman. Le mandat confié par la SDN à la Grande-Bretagne en Palestine et en Transjordanie est officiellement reconnu le 24 juillet 1922.

C’est un mandat de classe A : les Arabes sont considérés comme proches d’exercer leur souveraineté. Pourtant, la charte du Mandat intègre les termes de la Déclaration Balfour et reconnaît dans son article 4 la formation d’un « organisme juif » pour la réalisation du « foyer national juif ».

L’Organisation sioniste crée alors pour cela l’Exécutif sioniste, qui agit progressivement comme l’institution en charge de la gestion des affaires de la communauté juive de Palestine (appelée le Yichouv). Durant tout le Mandat, de 1922 à 1948, les représentants arabes sont tiraillés entre participer aux institutions mandataires pour défendre leurs droits, et s’en tenir éloignés, puisque le Mandat reconnaît dans son texte fondateur la Déclaration Balfour.

Winston Churchill et ses conseillers élaborent le premier Livre blanc proposant une actualisation de la politique en Palestine, en tentant de trouver un point d’équilibre entre l’engagement en faveur de l’établissement du foyer national promis aux Juifs par la déclaration Balfour et le souci de répondre aux inquiétudes des populations musulmane et chrétienne. Il s’agit pour eux de clarifier la portée du concept ambigu de « foyer national pour le peuple juif » et de réaffirmer que la présence des Juifs en Palestine était de droit et non pas tolérée – « of right and not on sufferance »


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